*** LE DÉLIRE SHOW ***
Posté : 19 août 2026, 11:25
J'en ai reparlé ce matin dans un autre sujet ; je l'avais déjà mentionné par le passé, du temps de ma folle jeunesse, entre 1985 et 1994, j'avais dirigé un ouvrage collectif qui s'appelait



Pour ne pas encombrer davantage d'autres sujets chaque fois qu'il me prend cette détestable manie de partir dans des dégagements interminables, j'ai décidé d'ouvrir un sujet dédié.
Ça n'intéressera sans doute personne, mais ça me servira de voie de délestage
Je reprends le texte de l'autre sujet, afin de l'illustrer (Les textes en bleu sont des rajouts) :
Je partais ensuite dans une autre direction, plus marécageuse... mais c'est une autre histoire.
La suite : viewtopic.php?p=863193#p863193
*** LE DÉLIRE SHOW ***



Pour ne pas encombrer davantage d'autres sujets chaque fois qu'il me prend cette détestable manie de partir dans des dégagements interminables, j'ai décidé d'ouvrir un sujet dédié.
Ça n'intéressera sans doute personne, mais ça me servira de voie de délestage
Je reprends le texte de l'autre sujet, afin de l'illustrer (Les textes en bleu sont des rajouts) :
Entre 1985 et 1994, je 'dirigeais' un genre d'Almanach.
Quatre volumes de 200 pages, composé majoritairement de bandes-dessinées, de textes, d'illustrations, de peintures, de photo-montages, sous le haut patronage des figures tutélaires de Gotlib et d'Edika (des Nuls, des Inconnus, de "l'esprit Canal")
Tout ça remonte à bien avant l'arrivée d'internet, il va sans dire que tout était fait "à la main". Stylos, crayons, gouaches, ciseaux, colle... on mouillait la chemise, en ce temps-là


Ça représente une belle pile de couillonnades, sur presque une décennie, hein ?

Le format était le suivant :

L'idée de départ était de faire une espèce de transposition du Muppet Show de Jim Henson sous forme de bande dessinée, avec des créatures un peu bizarres, mi animales, mi machines, inspirées de mes dessins de l'époque (la plupart réalisés en classe
tellement je m'enquiquinais ).


L'idée avait mutée au contact d'un copain originaire de Perpignan, lui aussi fan de BD, rencontré lors d'un séjour linguistique en Angleterre, avec qui on s'était tapé des barres de rire sans fin, et réalisé quelques planches "à quartre mains" où je dessinais les personnages d'un côté et lui ceux à l'opposé. On créait l'histoire au fur à mesure, sans savoir où ça allait...

Ca s'appelait donc le DÉLIRE SHOW (ou tout simplement D.S. comme on disait alors).
A noter que presque tous les intervenants avaient comme pseudo leurs initiales (RGC, SFR, JBS, BV, ED...).
Chaque année, j'embrigadais de force des malheureux qui ne m'avaient rien demandé, pour les faire participer à cette œuvre majeure, jalon culturel civilisationnel d'une importance séminale encore mal estimée de nos jours.
Au lycée, un autre Renaud (pseudo : ZORCA) avait contribué à l'ouvrage :

ainsi que le grand David (plus de 2m
pseudo E.D.)

Sous ma bienveillante (mais ferme) impulsion, je leur confiais des sujets novateurs et stimulants (la gamelle, par exemple)
Au lycée, mon pote Alex (pseudonyme : AGSS -se prononçait "agace"-) était un contributeur régulier (il était aussi glandeur que moi ; lui aussi a fini graphiste).



Après l'épuisement des programmes TV Anglais, la Page De Gauche se voyait annuellement gratifiée de coupons de Carte Orange et entretemps, de tout ce qui nous tombait sous la main
Le camarade Trumpet sera sans doute surpris de retrouver un ami commun, un certain T (pseudo "Demi-Dieu" -déjà à l'époque-), qui s'était lui aussi livré à l'exercice


et ils étaient astreints à produire des résultats sous la forme de leur choix (texte, dessins...) dans des délais raisonnables, lesquels étaient ensuite "publiés" dans le recueil, et soumis à l'approbation d'un public enthousiaste et éperdu de reconnaissance
Deux contributeurs réguliers, deux copains qui étaient dans d'autres lycées : B.V. et Heller


Que j'ai réussi à embarquer avec moi des camarades qui pour la plupart ne savaient pas tenir un stylo, ni pour écrire, encore moins pour dessiner, restera un mystère pour moi. Mais telle était la force de ma persuasion
Enfin on se marrait bien
Ambiance ultra potache. Des dessins approximatifs (mais parfois convenables) ; on découpait des photos de filles en lingerie ou en maillots de bain dans les magazines de nos mères pour en faire des montages, on écrivait des textes hallucinés influencés par le phrasé surexcité d'Antoine de Caunes à l'époque de CANAL+... nous étions très jeunes. Et très cons.


Une fille en sous-vêtements, à côté des cours de la bourse. Tout l'esprit DS.



Tout ça remontait bien avant l'arrivée d'internet. Pour montrer le produit de nos cornichonneries, il fallait prêter physiquement l'ouvrage.
Lequel passait donc de mains en mains dans les classes, au fil des ans.
Inutile de dire que la participation à cette œuvre collective assurait une petite notoriété aux membre de l'équipe, et n'ayons pas peur des mots, un petit prestige auprès de nos camarades de classe, qui nous demandaient toujours après coup d'où nous venaient toutes ces idées farfelues.
Le talent, mes amis, le talent
Enfin bref, je m'égare. Tout ça pour dire que j'avais tellement aimé ce Dogu,

que j'en avais fait un personnage récurrent dans mes bandes-dessinées, et qu'il avait même un nom : BALBY, le gentil extra-terrestre, l'ami des enfants. (je vous jure, c'était vraiment son blase).





L'aventure avait pris fin à la fin de ma prépa aux Beaux-Arts, et ma maman, qui faisait du cartonnage à l'époque, avait confectionné un coffret pour y ranger les quatre tomes de ce DÉLIRE SHOW.
Quatre volumes de 200 pages, composé majoritairement de bandes-dessinées, de textes, d'illustrations, de peintures, de photo-montages, sous le haut patronage des figures tutélaires de Gotlib et d'Edika (des Nuls, des Inconnus, de "l'esprit Canal")
Tout ça remonte à bien avant l'arrivée d'internet, il va sans dire que tout était fait "à la main". Stylos, crayons, gouaches, ciseaux, colle... on mouillait la chemise, en ce temps-là


Ça représente une belle pile de couillonnades, sur presque une décennie, hein ?

Le format était le suivant :
- sur la Page de Droite (PdD), la BD en cours, qui se déroulait au fil des pages ;
- sur la Page de Gauche (PdG), un programme TV Anglais. Plus tard, un peu de tout ; des textes, des illustrations, des collages...

L'idée de départ était de faire une espèce de transposition du Muppet Show de Jim Henson sous forme de bande dessinée, avec des créatures un peu bizarres, mi animales, mi machines, inspirées de mes dessins de l'époque (la plupart réalisés en classe


L'idée avait mutée au contact d'un copain originaire de Perpignan, lui aussi fan de BD, rencontré lors d'un séjour linguistique en Angleterre, avec qui on s'était tapé des barres de rire sans fin, et réalisé quelques planches "à quartre mains" où je dessinais les personnages d'un côté et lui ceux à l'opposé. On créait l'histoire au fur à mesure, sans savoir où ça allait...

Ca s'appelait donc le DÉLIRE SHOW (ou tout simplement D.S. comme on disait alors).
A noter que presque tous les intervenants avaient comme pseudo leurs initiales (RGC, SFR, JBS, BV, ED...).
Chaque année, j'embrigadais de force des malheureux qui ne m'avaient rien demandé, pour les faire participer à cette œuvre majeure, jalon culturel civilisationnel d'une importance séminale encore mal estimée de nos jours.
Au lycée, un autre Renaud (pseudo : ZORCA) avait contribué à l'ouvrage :

ainsi que le grand David (plus de 2m

Sous ma bienveillante (mais ferme) impulsion, je leur confiais des sujets novateurs et stimulants (la gamelle, par exemple)
Au lycée, mon pote Alex (pseudonyme : AGSS -se prononçait "agace"-) était un contributeur régulier (il était aussi glandeur que moi ; lui aussi a fini graphiste).



Après l'épuisement des programmes TV Anglais, la Page De Gauche se voyait annuellement gratifiée de coupons de Carte Orange et entretemps, de tout ce qui nous tombait sous la main
Le camarade Trumpet sera sans doute surpris de retrouver un ami commun, un certain T (pseudo "Demi-Dieu" -déjà à l'époque-), qui s'était lui aussi livré à l'exercice


et ils étaient astreints à produire des résultats sous la forme de leur choix (texte, dessins...) dans des délais raisonnables, lesquels étaient ensuite "publiés" dans le recueil, et soumis à l'approbation d'un public enthousiaste et éperdu de reconnaissance
Deux contributeurs réguliers, deux copains qui étaient dans d'autres lycées : B.V. et Heller


Que j'ai réussi à embarquer avec moi des camarades qui pour la plupart ne savaient pas tenir un stylo, ni pour écrire, encore moins pour dessiner, restera un mystère pour moi. Mais telle était la force de ma persuasion
Enfin on se marrait bien


Une fille en sous-vêtements, à côté des cours de la bourse. Tout l'esprit DS.



Tout ça remontait bien avant l'arrivée d'internet. Pour montrer le produit de nos cornichonneries, il fallait prêter physiquement l'ouvrage.
Lequel passait donc de mains en mains dans les classes, au fil des ans.
Inutile de dire que la participation à cette œuvre collective assurait une petite notoriété aux membre de l'équipe, et n'ayons pas peur des mots, un petit prestige auprès de nos camarades de classe, qui nous demandaient toujours après coup d'où nous venaient toutes ces idées farfelues.
Le talent, mes amis, le talent

Enfin bref, je m'égare. Tout ça pour dire que j'avais tellement aimé ce Dogu,

que j'en avais fait un personnage récurrent dans mes bandes-dessinées, et qu'il avait même un nom : BALBY, le gentil extra-terrestre, l'ami des enfants. (je vous jure, c'était vraiment son blase).





L'aventure avait pris fin à la fin de ma prépa aux Beaux-Arts, et ma maman, qui faisait du cartonnage à l'époque, avait confectionné un coffret pour y ranger les quatre tomes de ce DÉLIRE SHOW.
Je partais ensuite dans une autre direction, plus marécageuse... mais c'est une autre histoire.
La suite : viewtopic.php?p=863193#p863193
car j'utilisais absolument TOUT ce qui me tombait sous la main ; on faisait avec les moyens du bord. Comme c'était du "physique", à l'époque, tout avait un coût. Par conséquent, le premier cahier que j'avais utilisé était un exemplaire partiellement utilisé ; j'avais donc dû arracher quelques pages pré-écrites (pas des masses, de mémoire ; ce cahier était à peine entamé). Celui-ci faisait donc un peu moins de 200 pages. Les trois suivants par contre, je les avais achetés en papeterie, au fil du temps.



