Nous discutions ce matin avec Emma Peel de
Star Trek, car j'avais retrouvé dans un vieux livre de mon enfance le descriptif d'un "
Bird of Prey", dans un chapitre sur
les OVNIs au cinéma.
Comme j'étais fan de soucoupes volantes et de
petizoms verts dans mon enfance (je le suis toujours )

, ce bouquin était ma
bible. J'ai dû le parcourir avec avidité des centaines de fois
En le feuilletant à nouveau, nous tombons sur le chapitre "les OVNIs dans l'histoire".
Je pointe le
Dogū Japonais sur la page de droite en lui rappelant
qu'elle m'en avait offert un il y a de nombreuses années ;
Entre 1985 et 1994, je 'dirigeais' un genre d'Almanach.
Quatre volumes de 200 pages, composé majoritairement de bandes-dessinées, de textes, d'illustrations, de peintures, de photo-montages, sous le haut patronage des figures tutélaires de Gotlib et d'Edika. L'idée de départ était de faire une espèce de transposition du
Muppet Show de Jim Henson sous forme de bande dessinée, avec des créatures un peu bizarres, mi animales, mi machines, inspirées de mes dessins de l'époque (la plupart réalisés en classe
tellement je m'enquiquinais ).
Ca s'appelait le
DÉLIRE SHOW.
Chaque année, j'embrigadais de force des malheureux qui ne m'avaient rien demandé, pour les faire participer à cette œuvre majeure, jalon culturel civilisationnel d'une importance séminale encore mal estimée de nos jours.
Sous ma bienveillante (mais ferme) impulsion, je leur confiais des sujets novateurs et stimulants (
la gamelle, par exemple) et ils étaient astreints à produire des résultats sous la forme de leur choix (texte, dessins...) dans des délais raisonnables, lesquels étaient ensuite "publiés" dans le recueil, et soumis à l'approbation d'un public enthousiaste et éperdu de reconnaissance
Que j'ai réussi à embarquer avec moi des camarades qui pour la plupart ne savaient pas tenir un stylo, ni pour écrire, encore moins pour dessiner, restera un mystère pour moi. Mais telle était la force de ma persuasion
Enfin on se marrait bien

Ambiance ultra potache. Des dessins approximatifs
(mais parfois convenables) ; on découpait des photos de filles en lingerie ou en maillots de bain dans les magazines de nos mères pour en faire des montages, on écrivait des textes hallucinés influencés par le phrasé surexcité d'Antoine de Caunes à l'époque de CANAL+... nous étions
très jeunes.
Et très cons.
Tout ça remontait bien avant l'arrivée d'internet. Pour montrer le produit de nos cornichonneries, il fallait prêter
physiquement l'ouvrage.
Lequel passait donc de mains en mains dans les classes, au fil des ans.
Inutile de dire que la participation à cette œuvre collective assurait une petite notoriété aux membre de l'équipe, et n'ayons pas peur des mots, un petit
prestige auprès de nos camarades de classe, qui nous demandaient toujours après coup d'où nous venaient toutes ces idées farfelues.
Le talent, mes amis, le
talent
Enfin bref, je m'égare. Tout ça pour dire que j'avais tellement aimé ce Dogü,
que j'en avais fait un personnage récurrent dans mes bandes-dessinées, et qu'il avait même un nom :
BALBY,
le gentil extra-terrestre, l'ami des enfants. (je vous jure, c'était vraiment son blase).
L'aventure avait pris fin à la fin de ma prépa aux Beaux-Arts, et ma maman, qui faisait du cartonnage à l'époque, avait confectionné un coffret pour y ranger les quatre tomes de ce DÉLIRE SHOW.
Fin de la digression.
Madame a ensuite attiré mon attention sur la page de gauche, à propos du
Moaï ET de la
plaque de Pakal (l'astronaute de Palenque).
En haut à droite, une vignette représentant les pistes de Nazca au Pérou. Pour faire bonne mesure, et pour rester dans les
sociétés précolombiennes, j'ai placé
un calendrier solaire Inca.
Encore un cadeau d'Emma Peel
Inutile de dire que je bénis chaque jour d'avoir fait la connaissance de cette fille étrange, qui s'intéressaient aux mêmes trucs que moi
Tout ça m'a servi de décor pour ma série du jour :
