
1- Tsuki-Yomi : késako ?
La montre , référencée BY1010-57H, a été baptisée Tsuki-Yomi.
« Tsuki » peut se traduire par « Lune » ou encore « Mois »
« Yomi » peut signifier « Lire », mais aussi « Compter ».
C'est donc une montre qui « compte les lunes » ou « lit les mois », ce qui est approprié puisqu'elle propose une phase de lune et un calendrier perpétuel.
Par jeu de mots, son nom peut évoquer Tsukuyomi, la divinité de la mythologie japonaise associée à la lune, au rythme des saisons et des marées. Cette divinité inspire le respect des cycles naturels et des lois immuables de l'univers.
2- fiche technique et fonctionnalités
Boitier et bracelet en titane, avec traitement de surface anti-rayure Duratect TiC (Carbure de titane).
Verre saphir.
Étanchéité 10 atm.
Mouvement quartz Citizen H874, avec charge d'énergie par la lumière (Eco Drive) et radio-contrôle de la mise à l'heure/date.
Principales fonctionnalités :
Calendrier perpétuel (affichage jour/date)
Affichage de la phase de la lune : en interne l'age de la lune est calculée sur un cycle de 19 ans (je ne suis pas assez calé en astronomie pour expliquer le pourquoi du comment ! )
Fonction heure mondiale (24 fuseaux horaires).
3- Le boîtier

Les dimensions :
Diamétre : 43 mm
Corne à corne : 48 mm
Entre-cornes : 22 mm
Epaisseur : 11,40 mm
Poids total (avec bracelet) : 93 grammes
Sur le papier, les dimensions mettent la Tsuki-Yomi dans la catégorie « grosse montre ». Mais sur mon poignet relativement fin (17 cm), elle a certes de la présence, mais sans effet « pizza à débordement » et reste confortable .
Le boîtier est en titane avec revêtement PVD carbure de titane (le Duratect TiC de Citizen), ce qui le rend très résistant aux rayures (aucune rayure à signaler sur mon exemplaire). De plus, ce traitement autorise des finitions de surface plus variées que le satiné gris terne du titane classique. Les faces du boîtier présentent donc l'alternance de surfaces satinées mattes et polies plus glossy. L'effet est cependant moins contrasté que sur une montre en acier.
Le fond de boite en titane est vissé, il est sobre sans décoration et reprend toutes les spécifications du modèle. Sa seule particularité est de comporter un aide-mémoire des fuseaux horaires pour la fonction heure mondiale.

4- Le cadran.
Citizen a pris le parti de délaisser le design classique romantico-poétique des cadrans de montre à phase de lune , pour adopter des codes esthétiques proches des montres professionnelles techniques.
(D'ailleurs, cette montre est souvent prise au premier regard pour un chronographe).

Le cadran comporte trois sous-cadrans :
A 12 H, un cadran multifonction : les jours, le niveau de batterie, et le réglage de l’hémisphère (pour le sens de la phase de lune) ;
A 9 H, un petit cadran 24 heures (je suppose que c'est utile pour les sous-mariniers, les spéléologues et les explorateurs polaires) ;
A 6 H, le cadran phase de lune : la lune a un rendu photoréaliste sur un fond noir profond très contrastant.
La fenêtre de date est positionnée à 4 heures.
Le tout repose sur un arrière-plan représentant la surface de la lune en gris clair.
Le cadran est assez bavard, reprenant les principales caractéristiques du modèle : cela peut ne pas plaire ; mais c'est un code habituel pour les montres techniques. Les aiguilles et les index appliqués sont lumés (mais pas la lune).

5- Le bracelet
Le bracelet est également en titane avec une construction type « Oyster », une finition satinée et des détails polis pour créer un contraste. Les éléments déployant sont en titane embouti, ce qui fait un peu cheap. Le fermoir n'a seulement que 2 positions de micro-ajustement, là encore cela pourrait être mieux !
Conclusion :
Une phase de lune, c'est chouette, mais on peut être rebuté par le coté fastidieux de son réglage après un arrêt de la montre. L'avantage de la Tsuki-Yomi, c'est que ces réglages sont à faire une seule fois, à la mise en service de la montre. Ensuite, à condition qu'elle reçoive suffisamment de lumière et le signal radio de temps en temps, elle est en mode « grab & go » pendant 10 ou 15 ans.
