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Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 09:16
par Abbazz
Voici une petite merveille de la technologie suisse qui, bien que n'étant pas une montre, peut se porter au poignet...

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Je vous présente le Tessina 35, un appareil créé en 1960 par le Dr. Rudolph Steineck, un mystérieux ingénieur chimiste qui serait né selon les sources en 1904 en Bavière, en 1905 à Dresde, ou même en Autriche, et qui a ensuite créé la montre-photo A-B-C en Allemagne, avant de se fixer près de Lugano en Suisse, dans le canton du Tessin (d'où le nom de l'appareil). Le Tessina a été fabriqué entre 1960 et 1990 par la manufacture de mécanique de précision Siegrist AG à Granges (qui était à l'origine spécialisée dans les pignons et les roues pour l'industrie horlogère et qui existe toujours aujourd'hui). L'appareil était commercialisé par son créateur par l'intermédiaire de sa société Concava SA de Lugano.

Tout d'abord, une petite remarque sur le sexe des anges : Tessina est un nom féminin en italien et la littérature en français faisait souvent référence à "la Tessina". Néanmoins, l'usage en français étant de prendre pour les noms de marque le genre du nom générique (ici "appareil photo"), je m'en tiendrai donc au genre masculin et dirai "le Tessina", de la même façon qu'on dit habituellement le Leica ou le Nikon pour un appareil photo (ou la Seiko ou la Patek pour une montre).

Le brevet (autrichien) du Tessina prévoyait une cellule incorporée et un délicat système de couplage avec des poulies qui, fort heureusement, ne se matérialisa pas dans les modèles de production :

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Il s'agit d'un appareil dit subminiature à l'époque (puisque le format 24 x 36 mm était qualifié de miniature), qui prend des photos de format 14 x 21 mm sur du film 35 mm perforé standard conditionné dans des cartouches spéciales d'une capacité de 18 ou 24 photos. Les photos possèdent le même ratio longueur/hauteur (3/2) que les photos des appareils 24x36 normaux mais la prise de vue s'effectue par défaut dans le mode portrait (photo verticale), à la différence du format 24x36mm dont les photos sont par défaut dans le mode paysage (photo horizontale), sauf si on tourne l'appareil, bien sûr.

Et voici l'appareil, en finition métallique, avec son viseur pliant déployé (les deux molettes servent à régler la distance et le diaphragme ; le déclencheur est la touche rectangulaire située sur la face avant, à côté de la fenêtre de visée) :

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Crédit photo : Submin.com

Cet appareil est original à plus d'un titre. Tout d'abord, il est muni d'un petit moteur à ressort qui permet de prendre de cinq à huit photos avec un seul remontage du mécanisme. Et puis surtout, ce petit appareil photo est le plus petit réflex bi-objectif du monde. Un réflex bi-objectif, c'est un appareil comme le célèbre Rolleiflex allemand, qui possède un objectif destiné à la prise de vue et un autre objectif situé non loin du premier destiné à la visée et à la mise au point (sur un verre dépoli). Les réflex que nous connaissons aujourd'hui (single lens reflex ou SLR) n'ont qu'un objectif qui remplit les deux fonctions grâce à un miroir qui renvoie l'image de l'objectif vers le viseur et qui se replie au moment de la prise de vue pour laisser l'image impressionner le capteur ou le film.

Dans le cas du Tessina, l'appareil est tenu à plat et il y a un miroir fixe à 45° derrière l'objectif de prise de vue, qui renvoie l'image vers le bas en direction du film qui défile horizontalement le long de la base du boitier, ainsi qu'un autre miroir fixe à 45°derrière l'objectif de visée qui renvoie l'image vers le haut en direction du verre dépoli qui est sur le capot du boîtier. Les deux objectifs sont couplés donc, quand l'image est nette sur le dépoli, elle l'est aussi sur le film.

La fabrication du Tessina était complexe car l'appareil est composé d'environ 400 pièces de petite taille nécessitant un usinage de précision. En outre, certaines technologies utilisées en horlogerie étaient mises en œuvre, comme par exemple le montage des axes sur rubis pour réduire les contraintes et l'usure. C'est la raison pour laquelle Rudolph Steineck a choisi de faire fabriquer le Tessina par un sous-traitant horloger, Siegrist, dont l'usine était voisine de la manufacture Breitling à Granges, plutôt que par sa propre société Concava, qui fabriquait pourtant les objectifs Tessinon équipant l'appareil.

Au fil du temps, différents modèles se sont succédé (Tessina Automatic 35mm, Tessina 35, Tessina 35L) mais sans modification substantielle de la conception de l'appareil. La seule véritable différence est que le modèle 35L, le plus récent, comporte une échancrure sur la paroi avant de la glissière porte-accessoires permettant de coupler la molette de commande du diaphragme avec la cellule de mesure de la lumière optionnelle. Néanmoins, certains modèles antérieurs ont été adaptés a posteriori afin de pouvoir coupler la cellule. On voit ici l'échancrure sur ce Tessina 35L en version noire (entre l'inscription "DIN 14° / 17° / 23°" sur l'aide-mémoire placé dans la glissière et la molette de commande des diaphragmes / compteur de vues) :

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Différentes finitions étaient disponibles : finition métallique, anodisation ou peinture au four dans différentes couleurs (noir, rouge, bleu ou doré). À la fin de sa période de commercialisation en 1996, l'appareil était vendu environ l'équivalent de 1 000 euros et c'est l'augmentation des coûts de fabrication qui a scellé son sort. Apparemment, il était encore disponible sur commande jusqu'en 2005 auprès de son distributeur américain, la société Heitz Service, mais il semble qu'il s'agissait en fait de vieux stocks ou d'appareils révisés dans la mesure où la fabrication a été arrêtée en 1990.

Le Tessina et ses différentes versions colorées :

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Crédit photo : Musée suisse de l'appareil photographique, Vevey

L'appareil, dos ouvert, à côté d'une cartouche de film :

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Crédit photo : Crypto Museum

Cartouches de film pour le Tessina :

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Crédit photo : Wikimedia Commons

Voici une photo du Tessina montrant les quatre ergots sur le dessous de l'appareil qui servent à le fixer sur l'adaptateur de trépied/dragonne (monté ici) ou sur le bracelet (voir ci-après) :

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La face supérieure du Tessina en version "gold" avec le viseur déployé laissant apparaître l'image sur le verre dépoli :

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Crédit photo : Submin.com

Les spécifications du Tessina étaient plutôt impressionnantes pour l'époque :

- Deux objectifs Tessinon à trois lentilles (triplets de Cooke) f/2,8 25mm, un pour la visée et un pour la prise de vues (la courte focale permet d'avoir une grande profondeur de champ : à F/5,6, tout est net de 2 mètres à l'infini) ;
- Film 35 mm standard (cartouches spécifiques rechargeables à l'aide d'un accessoire)
- Dimensions de l'image : 14 x 21 mm
- Réflex bi-objectif
- Visée et mise au point grâce à un verre dépoli sur le dessus de l'appareil avec différents viseurs adaptables (pentaprisme 6x, viseur-loupe 8x, viseur albada pliant, viseur clair)
- Ouverture réglable de F/2,8 à F/22
- Vitesse d'obturation : de 1/2 sec à 1/500 sec, plus pause B
- Avance du film et armement de l'obturateur par mécanisme à ressort (5 - 8 photos par remontage)
- Dimensions : 65 x 50 x 20 mm
- Poids : 166 g

Il est aussi de conception modulaire et accepte de nombreux accessoires, comme par exemple divers étuis de protection (voir l'étui en cuir sur la photo ci-dessous), un viseur pentaprisme (monté sur l'appareil de gauche sur la photo), ainsi qu'un posemètre (sur l'appareil de droite) :

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Crédit photo : Wikimedia Commons

Voici la liste des accessoires officiels pour le Tessina :

- Viseur pliant (standard)
- Viseur clair
- Viseur pentaprisme (6x)
- Viseur grossissant (8x)
- Dragonne et adaptateur pour trépied
- Griffe pour flash
- Bobineuse pour cartouches de film
- Posemètre
- Flash avec réflecteur
- Étui de transport (cuir noir) et étui ceinture (cuir brun)
- Bracelet (pour porter l’appareil au poignet)
- Montre 17 rubis à glisser dans le porte-accessoires (fabriquée en Suisse par Buler)

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L'accessoire le plus original pour un forum de montres, c'est bien sûr le bracelet en cuir qui permet de porter l'appareil au poignet :

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Crédit photo : Submin.com

Le voici, au poignet de Reno ;) :

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Crédit photo : Crypto Museum

Et n'oublions pas la montre suisse 17 rubis qui peut être montée sur la griffe porte-accessoire du Tessina lorsqu'il est porté au poignet (un must) :

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Vous vous imaginez que la petite taille de l'appareil, alliée à son côté modulaire et à la bonne qualité des photos que l'on pouvait faire avec, ont rapidement attiré les espions de tous poils, et notamment nos amis est-allemands de la STASI. Voici une planche de photos-tests réalisée par la STASI pour évaluer l'appareil:

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Les espions est-allemands ont beaucoup utilisé le Tessina, adapté de diverses façons, comme ce modèle "paquet de cigarettes" (locales) avec des extrémités de filtres de cigarette collés sur un carton afin de dissimuler l'appareil logé à l'intérieur du paquet. La petite taille du Tessina laisse suffisamment de place dans le paquet pour y glisser deux cigarettes entières, ce qui permet d'en offrir une à son interlocuteur avant de le prendre en photo avec l'appareil-espion. L'appareil prend la photo à travers la portion perforée du paquet ; les perforations diminuent la quantité de lumière atteignant la pellicule mais n’apparaissent pas sur la photo. Le déclencheur se trouve juste sous la paroi latérale du paquet et, comme il est très sensible, il peut être activé en appuyant légèrement sur le carton à cet endroit. Le moteur à ressort avance le film et réarme automatiquement l'obturateur, permettant de prendre jusqu'à huit photos avant d'avoir à ressortir l'appareil pour remonter le ressort :

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Il y avait aussi le porte-clefs dissimulant un Tessina derrière des tronçons de clefs soudés sur une plaque métallique peinte en noir et percée d'une petite fenêtre aux dimensions de l'objectif. Comme l'objectif du Tessina couvre un angle assez important, il suffisait pour l'espion qui souhaitait prendre une photo de diriger approximativement le faux étui à clefs vers la cible et de presser discrètement sur la clef située en haut à gauche qui venait appuyer sur le déclencheur situé juste en dessous :

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Mais il n'y avait pas que la STASI qui utilisait le Tessina. En plein scandale du Watergate aux États-Unis, les enquêteurs du FBI ont saisi le 17 Juin 1972 un Tessina noir sur l'un des "plombiers" arrêtés. L'appareil a ensuite servi de pièce à conviction durant le procès. On suppose qu'il avait été fourni par la CIA.

Pour les amateurs, voici le mode d'emploi du Tessina :
http://www.cameramanuals.org/pdf_files/ ... uto_35.pdf

Quelques pubs d'époque :

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Et la qualité d'image ? La taille du négatif étant moins de la moitié de celle d'une photo 24x36, la qualité d'image est forcément inférieure. Néanmoins, l'objectif en verre, les strictes tolérances de fabrication et la robustesse du boîtier permettent d'obtenir de bonnes images avec un peu de soin et une pellicule à grain fin. Les clichés obtenus sont en général bien meilleurs que ceux provenant des appareils de format "110" de chez Kodak. Voici une photo illustrant l'article que le magazine américain Popular Photography d'août 1963 a consacré à cet appareil. Le grain de la pellicule est bien visible car il s'agit d'un recadrage sévère du négatif original (visible sur la gauche et indiqué par une flèche blanche) et que la prise de vue a due être faite en faible lumière (flou dû au mouvement du sujet et à la vitesse d'exposition insuffisante) mais je trouve que la photo a beaucoup de charme :

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Crédit photo : Popular Photography

Vous pouvez voir plus de photos sur le site de Mike Eckman.

Si vous voulez acquérir un Tessina aujourd'hui, sachez que ce n'est pas un appareil très rare mais qu'il est assez recherché par les collectionneurs. On peut le trouver entre 300 et 1000 euros, voire plus, suivant les versions, l'état et les accessoires fournis. L'accessoire le plus rare est la montre et un kit en bon état comprenant ce précieux garde-temps peut atteindre les cinq chiffres.

Le Tessina reste parfaitement utilisable de nos jours, puisque le film qu'il utilise est encore largement produit. Il y a même un accessoire assez courant qui permet de bobiner les cartouches Tessina à partir de cartouches de film 35 mm standard en plein jour :

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Amitiés,

Abbazz

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 10:27
par Reno
Encore une merveille :shock:
Abbazz a écrit :L'accessoire le plus original pour un forum de montres, c'est bien sûr le bracelet en cuir qui permet de porter l'appareil au poignet :

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Crédit photo : Submin.com

Et le voici, au poignet de Reno ;) :

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Crédit photo : Crypto Museum

Et n'oublions pas la montre suisse 17 rubis qui peut être montée sur la griffe porte-accessoire du Tessina lorsqu'il est porté au poignet (un must) :

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Je prends :mrgreen:


La qualité d'image, par contre… :think:

Sans doute due à la réduction un peu excessive de la pellicule :msp_glare:
Le rendu est poétique, ceci dit.


Un très bel objet en tout cas difus_24

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 15:08
par nic0
toujours aussi sympa à lire et instructif en même temps msp_thumbsup :icon_respect:

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 15:13
par lepoulpe
excellent merci pour le partage.

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 15:34
par Guigui 57
C'est dingue, merci pour cette découverte patron! msp_thumbsup

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 19:00
par Untel
Etonnant. :shock:

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 27 févr. 2015, 20:01
par Gér@rd
Bel appareil cette Tessina et encore un grand merci à Abbazz pour cette présentation qui donne vraiment envie de palper cet appareil ! C'est un appareil complètement atypique et c'est ça que j'aime surtout en collection. En plus je suis fan des appareils subminiatures qui constituent une catégorie très particulière (voir par ex. http://www.submin.com/" onclick="window.open(this.href);return false;)

C'est aussi un appareil que j'aurais aimé avoir et j'ai même failli en acheter un dans les années '60 (à l'époque il n'était pas extrêmement cher pour autant que je me souvienne).

Le problème de tous ces appareils miniatures a toujours été qu'il fallait des pellicules spéciales et peu répandues. Pour la Tessina encore ça va, c'est du film standard 135 perforé, suffit de bobiner dans le noir. Mais pour des tas d'autres c'était des trucs du style 16 mm non perforé (maintenant c'est introuvable)...

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 28 févr. 2015, 04:12
par Abbazz
Gér@rd a écrit :Le problème de tous ces appareils miniatures a toujours été qu'il fallait des pellicules spéciales et peu répandues. Pour la Tessina encore ça va, c'est du film standard 135 perforé, suffit de bobiner dans le noir. Mais pour des tas d'autres c'était des trucs du style 16 mm non perforé (maintenant c'est introuvable)...
Paradoxalement, on trouve aujourd'hui beaucoup plus de formats de film bizarres qu'il y a quelques années. Par exemple, chez le distributeur américain B&H, on trouve du film en rouleaux format 127, 828 et 620, ainsi que des cartouches en format 110 (vous vous rappelez, les Kodak Pocket ?), alors que ces formats ont été officiellement abandonnés il y a des décennies :
http://www.bhphotovideo.com/c/search?at ... 4130468168

Amitiés,

Abbazz

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 28 févr. 2015, 11:56
par Steve-Warson
Ca s'est de la revue :icon_respect:
Merci chef :angel4:

Re: Un machin suisse qui se porte au poignet (Tessina 35)

Posté : 28 févr. 2015, 14:33
par Gér@rd
Abbazz a écrit :
Gér@rd a écrit :Le problème de tous ces appareils miniatures a toujours été qu'il fallait des pellicules spéciales et peu répandues. Pour la Tessina encore ça va, c'est du film standard 135 perforé, suffit de bobiner dans le noir. Mais pour des tas d'autres c'était des trucs du style 16 mm non perforé (maintenant c'est introuvable)...
Paradoxalement, on trouve aujourd'hui beaucoup plus de formats de film bizarres qu'il y a quelques années. Par exemple, chez le distributeur américain B&H, on trouve du film en rouleaux format 127, 828 et 620, ainsi que des cartouches en format 110 (vous vous rappelez, les Kodak Pocket ?), alors que ces formats ont été officiellement abandonnés il y a des décennies :
http://www.bhphotovideo.com/c/search?at ... 4130468168

Amitiés,

Abbazz
Oui c'est vrai, depuis quelques années il y a quelques boîtes sur Internet (comme ici bhphoto) qui ont trouvé un petit créneau avec ça et proposent des fabrications qui pour certaines fleurent bon l'artisanat :D. (par ex. ci dessous une 620 sans doute obtenu en rembobinant de la 120 sur un moyeu 620).

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Pour du format 110 c'est plus compliqué puisque ce sont des cartouches a priori non prévu pour être rechargée et le film c'est du 16 mm à perforations spécifiques. On les trouve aussi sur shop.lomography.com (peut-être un jour l'argentique sera-t-il sauvé par la lomographie 8-)). Ce qui a l'air encore plus compliqué à trouver ce sont les cartouches 126 (il y a eu jusqu'à quelques années des Ferrania "Solaris" mais je crois que c'est fini). Sinon on peut toujours mettre du film 135 dans une cartouche 126 de récup (mais ce sont pas les mêmes perforations).

Bref quand on veut vraiment se procurer ou sinon se fabriquer un format spécifique on y arrive, mais c'est soit cher soit galère...