gee_love a écrit :putain met pas un clip comme ça à reno avant son déménagement il va se tirer une bastos !
roger-marin a écrit :Je vais sûrement dire une connerie, si c'est le cas, je disparaitrai à tout jamais, mais voilà :
Se pose-t-on la question de savoir si les produits ou services pour lesquels on s'arrache les cheveux pour obtenir des gains de productivité ont une réelle utilité sociale ?
Ils correspondent à un état du développement des forces capitalistes.
Il faut comprendre la notion de
valeur. Là aussi, c'est long à développer, j'ai pas de jus, là…
Sinon,
fonctionnellement (mais c'est juste la mécanique, c'est pas très intéressant), pour maintenir le taux de profit, on accélère l'obsolescence des produits pour forcer la consommation.
On joue aussi massivement sur la frustration, pour pousser le consommateur à remplacer un produit qui marche encore par un plus récent, "mieux". Deux appareils photos sur le nouvel iPhone. Je ne PEUX PAS vivre sans ça. Je vais cramer mon iPhone 6 c'est trop la loose
On joue à plein sur le désir : les designs des objets modernes sont magnifiques. C'est le drame.
Contrairement à ce que disaient certains vieux rouges à pull à col roulé, ces objets ne sont pas "
laids et inutiles", ils sont au contraire beaux (et parfois même utiles). Qui contesterait que le téléphone portable est une invention qui rend la vie plus agréable ?
Et pour comprendre les ressorts qui sous-tendent notre comportement d'achat, ce qui nous meut, c'est pas du marketing, dont on a besoin… c'est de la philosophie. Et on n'y a pas accès, ou sous la forme du crétinisme universitaire.
Frédéric Lordon (encore lui) fait un énorme boulot depuis quelques années, pour familiariser les notions
d'affect, de servitude passionnelle, d'
imperium… il faut un peu s'accrocher parce que ça souffle, en altitude, mais ça vaut vraiment le coup… je dirais même que ça change la vie, ou au moins le regard qu'on porte sur elle.
2è question débile : l'Etat est-il l'acteur économique le mieux placé pour atténuer les effets néfastes de l'économie de marché mondialisée pour les communautés humaines ?
Commence par définir la notion d'État. Ça change tout ce qui suit. Je commence à être en hypoglycémie, là, je peux pas faire l'article.
En tout cas, pour l'objectif, on peut pas réagencer "la merde du capital".
De même qu'on ne peut pas réagencer l'Union Européenne, pour en faire un espace social. Les traités constitutionnels (entérinés par tous les états membres, sous la dictée de l'Allemagne) l'empêchent formellement.
"Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes qu'ils chérissent", disait Bossuet.
Ah ouais ouais, je fais des citations. Tranquille. Je pose mes couilles sur la table, décontracté
L'inconséquence est la maladie des temps modernes.