Sayanne a écrit :Je plussoie on n'en peut plus de la circulation au bout d'un moment, on en vient à rationnaliser le moindre trajet.
C'est marrant que tu dises ça ; il y a quelques années, une copine qui avait passé toute son enfance/adolescence/débuts professionnels à Reims me faisait la même réflexion, chaque fois qu'on devait "programmer une date" pour se voir… ça la gonflait, parce qu'elle me disait qu'en province, on se déplaçait beaucoup plus sur un coup de tête, sans prévoir ni prévenir, et qu'on passait se voir les uns les autres sans contrainte… alors que sur Paris, impossible de débarquer à l'improviste, dans la mesure où pour aller voir quelqu'un qui habite à même pas 10 bornes, c'est à coup à passer 2h dans sa bagnole…

du coup, il y a toujours l'obligation de fixer des RV précis pour être sûr de ne pas se louper.
Là si je vais voir un pote qui habite trois villes plus loin, à une quinzaine de KM, si je dois rentrer parce qu'il est absent, ça aura un coup de 10min à tout casser, avec quand même une balade tranquille dans la campagne pour se changer les idées.
La solution, après (et quand on peut), c'est de vivre et de travailler dans Paris-même. Là, c'est beaucoup plus simple (faut aimer Paris).
Mais dès qu'on est astreint aux trajets Paris-banlieue, c'est la fin du monde
C'est un des trucs les plus agréables que j'ai immédiatement perçu, quand j'ai commencé à prendre mes habitudes en Normandie et dans le Loir-et-Cher, c'est cette formidable liberté de déplacement (aller LOIN sans entraves, facilement, rapidement, et le dernier truc jouissif en matière de bagnole :
ne plus jamais se poser la question du stationnement 
tu arrives, tu te gares, c'est tout.)