Nico_le_Normand a écrit :Vachte.
je suis partagé entre deux sentiments : le rire parce que ton récit est d'une ironie terrible comme je les aime... et super bien écrit, aussi.
Mais également la compréhension parce qu'à mon époque Vesoul, je passais par la nationale 19 à cause du prix de l'autoroute.
Et donc je suis passé par ces coins là, me disant qu'y habiter serait à se jeter du haut d'une falaise.
Mais bon sang de bois... qu'est-ce qui peut bien vous aspirer là-bas ?
Là je te garantie que c'est le désespoir qui me pousse à la dérision. C'est malheureusement ma méthode habituelle, depuis bien trop longtemps maintenant. Je suis un dépressif sur le fil du rasoir quasiment depuis mon enfance. Et au lieu de faire face, je ricane.
C'est hélas peu performatif, sur la durée.
Danlam a écrit :Put'in, pas trop envie de rire, je vois parfaitement ce que tu veux dire Reno.... je suis de tout coeur avec toi et te souhaite que ça se passe le mieux possible.
Merci Dan
Steve-Warson a écrit :Mais pourquoi diable avez-choisi Bar sur Aube
Et pourquoi visiter cette si rillante petite bourgade un jour froid et brumeux
Et pourquoi avoir son compte en banque à la Société Générale
Vous cherchez clairement les ennuis les amis
Allez, pour avoir vécu plus de 20 ans à Chaumont, je compatis
Mais je t'assure que cette région est agréable à vivre (mais il faut aimer le très froid, le très chaud, les maisons délabrés, les gens pas aimables et mal habillés à l'hygiène douteuse... et surtout ne pas être à la Société générale)
Courage, je viendrais jouer avec toi à Cosmos 1999 (j'apporterai mes deux aigles

).
Un rayon de soleil, dans ces jours bien sombres
Ben en fait, le fond de l'histoire, c'est que Madame veut se barrer de sa boîte depuis quelques années déjà.
Elle a passé beaucoup d'entretien, mais jusqu'à celui-ci, rien n'avait abouti.
De là à dire que lorsqu'elle a eu le feu vert, elle s'est un peu emballée… un mot vient à l'esprit : précipitation.
De mon côté, comme je suis le boulet, et que les perspectives d'emploi là où nous nous trouvons sont inexistantes, je me vois mal mettre mon véto ; j'avais toujours dit que je suivrais, tant qu'on n'allait pas dans le Sud.
Ben c'est gagné, on ne va pas dans le Sud
Bref, c'est foutu : elle a collé sa dem', le déménagement est programmé, on doit dégager de notre ex-actuel logement dans trois semaines. Théoriquement,
retour en arrière impossible.
Untel a écrit :Nico_le_Normand a écrit :...
je suis partagé entre deux sentiments : le rire parce que ton récit est d'une ironie terrible comme je les aime... et super bien écrit, aussi.
Au fait Reno, tu n'as jamais pensé à écrire un livre ?
Puisque c'est mort pour trouver un travail maintenant...
Ah ben je vais te dire, j'y avais pensé (dans un autre contexte, mais bon, qui sait…), d'autant plus que là, je sens qu'il va y avoir de la matière plus qu'il n'en faut.
Après, je ne suis pas trop introduit (ouh-ah) dans le monde de l'Édition…
Ouais mais bon, je vais y songer. Ça ou se flinguer, autant me livrer à un exercice d'auto-appitoiement nombriliste de petit bourgeois déclassé.
"Mardi 21 Décembre. Matin gris. Matin mort.
J'erre au milieu des cartons. En pyjama mou.
Ma bagnole n'a pas survécu au trajet, je n'irais pas faire les courses aujourd'hui, j'attends la dépanneuse.
J'ignore si le mécano acceptera un chèque de la Société Générale.
J'ai décidé d'écrire un livre. Il s'appellera "Les lacets verglassés" avec en sous-titre "Propédeutique à une ontologie de la survie en régime dégradé."
Ça va marcher. Je vais me faire des couilles en or.
Je pourrais baiser des putes au bord de ma piscine.
Enfin quand on aura cassé la glace au printemps, juste avant les grandes chaleurs, où on ne s'expose plus qu'en burkini, pour ne pas risquer l'insolation.