PERFASETNEFAS a écrit :un civil (
qui picole) & des appelés....
Ooooh, mais il n'y avait pas que nous. Je me souviens que le chef de service avait pas mal d'amis chez les Gendarmes (il y en avait un fort contingent au Ministère), et apparemment c'étaient eux qui avait le coude le plus souple

(m'avait raconté le maréchal-des-logis du bureau d'à côté)
Et parmi les appelés, il y avait des VSL. Les gars d'à côté étaient déjà là depuis un an, quand je suis arrivé.
Ah non mais faut pas croire, sinon on bossait. Ça ne m'est pas arrivé personnellement, mais il y en a (de la cellule d'à côté) qui l'année précédente, avaient passé la nuit sur un lit de camp à l'époque de la crise au Zaïre pour être dispo immédiatement si l'état-major avait besoin de cartes de situations.
Moi, le seul truc vraiment chiant qui m'est arrivé, j'ai été appelé à Noël en plein repas de famille

pour me rendre en urgence au Ministère (souvenir ému des transports en commun en région parisienne un jour férié

)
En fait le contrat était simple : le premier jour où on arrivait à la carto, on était pris entre quatre-zyeux par le chef de service dans son bureau, qui nous expliquait calmement que
ça a allait bien se passer. Par contre, si on s'avisait de le planter
UNE FOIS, on repartait illico au fort de Nogent

il nous demandait si on avait bien compris (
oui Monsieur), et c'était parti.
Ceci étant posé, le mec était absolument adorable. La seule consigne, c'était :
le boulot doit être fait, bien et dans les temps.
A côté de ça, effectivement, comme il n'aimait pas picoler seul, on était souvent conviés à l'apéro avant d'aller déjeuner (le Cognac à jeun, à 11h, j'en ai des souvenirs émus), et le plus délirant : quand on avait fini le boulot, il nous OBLIGEAIT à prendre une demie-journée

littéralement, après nous avoir demandé si tout était fini/livré, il nous foutait dehors

("T'as terminé ? Aller tire-toi !").
Je me souviens que je retournais à Versailles aux Beaux-Arts pour voir ceux qui passaient le diplôme l'année en cours, et les anciens qui étaient restés en post-diplôme

je ne vais pas dire que j'y étais toutes les semaines, mais pas loin.
Dernier truc, il poussait à mort pour qu'on monte en grade, afin que nos soldes soient un peu meilleures. Il nous rédigeait des dossiers dithyrambiques et laudateurs comme c'est pas permis, on en avait les larmes aux yeux tellement c'était beau
Mais sinon, les deux cellules tournaient, et le boulot était toujours fait dans les temps. Et il n'y avait pas besoin de nous surveiller, on savait qu'il ne fallait pas déconner.
La dernière petite tradition qu'il y avait (mais entre les deux cellules, le chef n'y était pour rien) : à 18h, il y avait l'aspirant d'à côté qui passait la tête par la porte, qui nous demandait si on avait fini, et on lançait une partie de course de Jeeps en réseau

on devait être six à jouer en même temps. C'était rudimentaire, mais ça marchait super bien

quand il y avait des officiers qui passaient dans le couloir, les mecs devaient halluciner
