[Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Pour revenir à GLS, dans leurs conditions de vente, ils mentionnent :
"3.4 Après une tentative de livraison non réussie, GLS France est autorisée à procéder à une livraison alternative sauf avis contraire. Il appartient au client d’en informer ses destinataires et de recueillir leur accord préalable."
Si on regarde les FAQ destinataires https://gls-group.eu/FR/fr/faq-destinataires, on peut lire :
"Que se passe-t-il si je suis absent lors de la livraison ?
Si vous êtes un particulier, GLS s’efforcera de trouver un tiers de confiance (voisin, concierge etc.) acceptant de réceptionner votre colis contre signature. Si aucun tiers n’est disponible, GLS peut, grâce à son partenaire Mondial Relay, déposer votre colis en Point Relais® Mondial Relay le plus proche de l’adresse de livraison. Vous aurez ensuite 10 jours ouvrables pour aller retirer votre colis en présentant une pièce d’identité (passeport ou carte d’identité par exemple), ainsi que l’avis de passage que GLS laisse en cas d’absence lors de la livraison. Enfin, s’il n’y a pas de Point Relais® disponible à proximité de votre adresse, votre colis sera apporté à l’agence GLS locale (centre de distribution) avant une seconde tentative de livraison le lendemain. Si votre colis est retourné en agence GLS, grâce à votre avis de passage, vous pourrez organiser en ligne une nouvelle livraison à nouvelle date, nouvelle adresse ou choisir parmi toute une série de solutions possibles."
Pour les litiges de livraison, il faut que ce soit le client qui porte plainte, avec déclaration sur l'honneur du destinataire. Si chaque personne déçue se plaint auprès de son vendeur, au bout d'un moment, ils choisiront une autre boite et laisseront GLS pourrir dans son coin.
"3.4 Après une tentative de livraison non réussie, GLS France est autorisée à procéder à une livraison alternative sauf avis contraire. Il appartient au client d’en informer ses destinataires et de recueillir leur accord préalable."
Si on regarde les FAQ destinataires https://gls-group.eu/FR/fr/faq-destinataires, on peut lire :
"Que se passe-t-il si je suis absent lors de la livraison ?
Si vous êtes un particulier, GLS s’efforcera de trouver un tiers de confiance (voisin, concierge etc.) acceptant de réceptionner votre colis contre signature. Si aucun tiers n’est disponible, GLS peut, grâce à son partenaire Mondial Relay, déposer votre colis en Point Relais® Mondial Relay le plus proche de l’adresse de livraison. Vous aurez ensuite 10 jours ouvrables pour aller retirer votre colis en présentant une pièce d’identité (passeport ou carte d’identité par exemple), ainsi que l’avis de passage que GLS laisse en cas d’absence lors de la livraison. Enfin, s’il n’y a pas de Point Relais® disponible à proximité de votre adresse, votre colis sera apporté à l’agence GLS locale (centre de distribution) avant une seconde tentative de livraison le lendemain. Si votre colis est retourné en agence GLS, grâce à votre avis de passage, vous pourrez organiser en ligne une nouvelle livraison à nouvelle date, nouvelle adresse ou choisir parmi toute une série de solutions possibles."
Pour les litiges de livraison, il faut que ce soit le client qui porte plainte, avec déclaration sur l'honneur du destinataire. Si chaque personne déçue se plaint auprès de son vendeur, au bout d'un moment, ils choisiront une autre boite et laisseront GLS pourrir dans son coin.
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Nico_le_Normand a écrit :Bin oui... et je ne suis pas sûr que les gains de productivité influent tant que ça.Reno a écrit :J'imagine que quand tu dis "arrivé au bout", tu fais référence au "problème" du nombre d'actifs par rapport aux retraités, c'est ça ? Un mythe qui a la vie dure, rabâché ad nauseam par la grosse presse ?
Tant, et plus.
Faisons un bout de route ensemble, veux-tu ?
L'argument qu'on nous sert est d'une simplicité biblique. Même des enfants pourraient le comprendre. Surtout des enfants.
Au sortir de la seconde guerre, on avait en gros un actif pour un retraité.
Un actif cotisait donc pour un retraité.
Le système était donc "à l'équilibre".
Putain, à l'équilibre.
Aujourd'hui (on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid), la donne a changé.
Tout est différent.
Il faut vivre avec son temps.
À cœur vaillant, rien d'impossible.
À cheval donné, on ne regarde pas les dents (heu, je suis moins sûr, pour celle-là, dans le contexte
AUJOURD'HUI, disais-je donc, on a toujours un actif, mais pour QUATRE retraités.
Quatre, les mecs.
Comme les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Selon Saint Maclou. Du coup, ça rigole tout de suite moins.
Un pour quatre, c'est fini. Le système N'EST PLUS "à l'équilibre".
L'heure est grave.
On est dans la merde, les mecs.
Faut arrêter avec ces conneries vieilles de 70 ans, et faut vivre avec son temps. Faut s'adapter, quoi.
Sous peine de disparaître.
Pourquoi je fous tout en italique, moi ?
Un peu comme les dinosaures.
Les dinosaures, on nous avait dit que c'était à cause d'une météorite ?
Ben en fait, nan.
Ces gros cons ont disparu parce qu'ils n'ont pas su réformer à temps leur système de protection sociale.
Qu'est-ce tu crois ?
Bon.
Passons maintenant à la suite du programme.
Dans les années 80, un événement minime a surgi (pouf !) du néant et a modifié en profondeur les conditions de travail.
Je vais vous donner un indice, c'est pas Arlette Laguiller (la révolutionnaire qui a travaillé comme employée de banque toute sa vie)(ô, la cruelle ironie).
C'est l'informatique, mesdames et messieurs. Bonne réponse. C'est encore un militaire qui gagne une tringle à rideaux.
Avec l'informatique, vous foutez un couillon dans mon genre derrière un écran, et vous dégagez un service complet (12 personnes) de dessinateurs, publicitaires, HÀI…
Je ne vous monte pas de bateau, j'ai connu cette époque.
Je l'ai connue à la banque aussi, en tant que stagiaire. J'ai connu la dernière année (à la Société Générale, je suis sérieux) des "agences" en ville avec une dizaine d'employés, remplacées l'année suivante par un "bureau" avec trois personnes. Le même bâtiment, hein.
Et ça a été le cas un peu partout dans le tertiaire… les services comptables ont été également lourdement impactés par l'arrivée de l'informatique (remplacement de services entiers par UNE personne derrière un micro). Je rappelle en passant qu'en 2012, le secteur tertiaire représentait près de 60 % de l'économie mondiale.
À titre personnel, avec l'ordinateur, j'ai pu faire en en quelques heures, ce qui me prenait parfois plusieurs jours (je vous JURE que je n'exagère pas) à faire "à la main", avec des ciseaux et de la colle.
Ça, et marginalement, les méthodes de "management" (ah, ça y est, je sens le goût du vomi dans le fond de la bouche), qui ont permis de "motiver" l'employé restant à se taper le boulot de 3 (4,5… 10 personnes) pour le même salaire…
Un mot magique était né : les gains de PRODUCTIVITÉ.
On estime (c'est une estimation), qu'en France, un salarié de 2010 est DIX FOIS plus productif que son homologue des années 50.
Ça ne veut pas dire qu'il est plus intelligent, ou qu'il bosse mieux, hein.
Ça veut juste dire qu'on peut le rincer 10 fois plus que son grand-père.
Il rapporte à la Société dix fois plus que pépé.
Résultat des courses, il est malhonnête de mettre en rapport "un actif pour un retraité" de 1950 avec le "un actif pour quatre retraités" de 2010, parce que l'actif de 2010 est de fait plus productif (génère plus de valeur ajoutée) que son aïeul.
Je pars bien sûr du principe que ces gains de productivité ont profité à la collectivité.
Il y aurait bien une autre explication, mais ce serait vraiment trop-z-horrible, si en fait, ils avaient juste été accaparés par une petite clique dont le niveau de vie n'a pas cessé d'augmenter, alors que celui de la population baisse continuellement depuis les années 70.
Ce serait affreux, ne n'ose y penser. Vite, allumons la télé pour nous changer les idées.
Par ailleurs, et c'est peut-être le fond du fond du fond, parler de tout ça, c'est accepter d'emblée que le système de cotisation par caisses de redistribution n'est pas la meilleure solution. Moi je dis, ça se discute. On arrivera peut-être à la conclusion que non, décidément, les gens préfèrent ne pas être "taxés" et dire au revoir à la Sécu, aux retraites, et qu'ils préfèrent cotiser à des assurances privées.
En ce qui me concerne, le choix est fait : sur des sujets aussi vitaux, JAMAIS faire aucune confiance au secteur privé, dont le but, est rappelons-le toujours et encore, sans relâche : dégager le plus de marge pour les actionnaires, au seul bénéfice des actionnaires, au détriment s'il le faut (et il le faudra) des supposés clients.
Un rappel pour ceux qui sont économiquement challengés : Quand une boîte se pète la gueule, on commence par payer les salariés (s'il reste encore du blé dans les caisses, hein), le Trésor public, les organismes sociaux, les créanciers bénéficiant du privilège de conciliation lorsqu'une procédure collective est ouverte après cette conciliation, etc.
Il va sans dire que les fournisseurs se retrouvent avec la bite sous la bras, à poil en rase campagne.
Autrement dit, le jour où votre assureur de quartier plonge, vos "cotisations" pour vos vieux jours, vous pouvez vous les tailler en forme d'obélisque, et penser à l'Empereur qui disait en substance "du haut de cette pyramide de Ponzi, quarante annuités de perdues." (ou un truc dans le genre).
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Là, il y a un truc qui fonctionne assez bien.Nico_le_Normand a écrit :C'est en tout cas à ce point de la discussion qu'on remarque ça : la politique (au sens noble du terme, diriger la collectivité) est bien plus complexe que les yaka dignes de soirées télé/foot.
Chaque fois qu'on est tenté de donner son opinion, il faut se mettre en situation de faire le boulot, si on se retrouve demain aux manettes, tous ensemble.
Et là, ça rigole moins
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
C'est juste A-HU-RISSANT.Horsault a écrit :Pour revenir à GLS, dans leurs conditions de vente, ils mentionnent :
"3.4 Après une tentative de livraison non réussie, GLS France est autorisée à procéder à une livraison alternative sauf avis contraire. Il appartient au client d’en informer ses destinataires et de recueillir leur accord préalable."
Si on regarde les FAQ destinataires https://gls-group.eu/FR/fr/faq-destinataires, on peut lire :
"Que se passe-t-il si je suis absent lors de la livraison ?
Si vous êtes un particulier, GLS s’efforcera de trouver un tiers de confiance (voisin, concierge etc.) acceptant de réceptionner votre colis contre signature. Si aucun tiers n’est disponible, GLS peut, grâce à son partenaire Mondial Relay, déposer votre colis en Point Relais® Mondial Relay le plus proche de l’adresse de livraison. Vous aurez ensuite 10 jours ouvrables pour aller retirer votre colis en présentant une pièce d’identité (passeport ou carte d’identité par exemple), ainsi que l’avis de passage que GLS laisse en cas d’absence lors de la livraison. Enfin, s’il n’y a pas de Point Relais® disponible à proximité de votre adresse, votre colis sera apporté à l’agence GLS locale (centre de distribution) avant une seconde tentative de livraison le lendemain. Si votre colis est retourné en agence GLS, grâce à votre avis de passage, vous pourrez organiser en ligne une nouvelle livraison à nouvelle date, nouvelle adresse ou choisir parmi toute une série de solutions possibles."
Dans l'idée, j'avais fait un truc similaire : au bout d'un moment, je me suis retourné vers le vendeur, et je lui ai dit que je commençais à en avoir plein les rouleaux de m'occuper de cette histoire de livraison ; dans la mesure où le choix de GLS était de son fait, c'était à lui de s'en occuper et de débloquer la situation, sous peine d'Incident Paypal/Insultes/Coups et blessuresPour les litiges de livraison, il faut que ce soit le client qui porte plainte, avec déclaration sur l'honneur du destinataire. Si chaque personne déçue se plaint auprès de son vendeur, au bout d'un moment, ils choisiront une autre boite et laisseront GLS pourrir dans son coin.
Il me plait de croire que la fois suivante, il réfléchira à deux fois avant de passer par GLS pour ses futurs envois, tant la terreur que je lui aurais inspiré aura été grande #jycroiscestdéjàbien
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
pas mieux, analyse excellente et tellement pertinente que c'en est flippant... bin voila tu as trouvé ton métier pour barsurobe, en campagne présidentielle ! (je sais que tu vas me dire que non mais conseiller au moins hein !)Reno a écrit :Nico_le_Normand a écrit :Bin oui... et je ne suis pas sûr que les gains de productivité influent tant que ça.Reno a écrit :J'imagine que quand tu dis "arrivé au bout", tu fais référence au "problème" du nombre d'actifs par rapport aux retraités, c'est ça ? Un mythe qui a la vie dure, rabâché ad nauseam par la grosse presse ?
Tant, et plus.
Faisons un bout de route ensemble, veux-tu ?
L'argument qu'on nous sert est d'une simplicité biblique. Même des enfants pourraient le comprendre. Surtout des enfants.
Au sortir de la seconde guerre, on avait en gros un actif pour un retraité.
Un actif cotisait donc pour un retraité.
Le système était donc "à l'équilibre".
Putain, à l'équilibre.Bande de glands.
Aujourd'hui (on n'a plus le droit, ni d'avoir faim, ni d'avoir froid), la donne a changé.
Tout est différent.
Il faut vivre avec son temps.
À cœur vaillant, rien d'impossible.
À cheval donné, on ne regarde pas les dents (heu, je suis moins sûr, pour celle-là, dans le contexte)
AUJOURD'HUI, disais-je donc, on a toujours un actif, mais pour QUATRE retraités.
Quatre, les mecs.
Comme les quatre cavaliers de l'Apocalypse. Selon Saint Maclou. Du coup, ça rigole tout de suite moins.
Un pour quatre, c'est fini. Le système N'EST PLUS "à l'équilibre".
L'heure est grave.
On est dans la merde, les mecs.
Faut arrêter avec ces conneries vieilles de 70 ans, et faut vivre avec son temps. Faut s'adapter, quoi.
Sous peine de disparaître.
Pourquoi je fous tout en italique, moi ?![]()
Un peu comme les dinosaures.
Les dinosaures, on nous avait dit que c'était à cause d'une météorite ?
Ben en fait, nan.
Ces gros cons ont disparu parce qu'ils n'ont pas su réformer à temps leur système de protection sociale.
Qu'est-ce tu crois ?
Bon.
Passons maintenant à la suite du programme.
Dans les années 80, un événement minime a surgi (pouf !) du néant et a modifié en profondeur les conditions de travail.
Je vais vous donner un indice, c'est pas Arlette Laguiller (la révolutionnaire qui a travaillé comme employée de banque toute sa vie)(ô, la cruelle ironie).
C'est l'informatique, mesdames et messieurs. Bonne réponse. C'est encore un militaire qui gagne une tringle à rideaux.
Avec l'informatique, vous foutez un couillon dans mon genre derrière un écran, et vous dégagez un service complet (12 personnes) de dessinateurs, publicitaires, HÀI…
Je ne vous monte pas de bateau, j'ai connu cette époque.
Je l'ai connue à la banque aussi, en tant que stagiaire. J'ai connu la dernière année (à la Société Générale, je suis sérieux) des "agences" en ville avec une dizaine d'employés, remplacées l'année suivante par un "bureau" avec trois personnes. Le même bâtiment, hein.
Et ça a été le cas un peu partout dans le tertiaire… les services comptables ont été également lourdement impactés par l'arrivée de l'informatique (remplacement de services entiers par UNE personne derrière un micro). Je rappelle en passant qu'en 2012, le secteur tertiaire représentait près de 60 % de l'économie mondiale.
À titre personnel, avec l'ordinateur, j'ai pu faire en en quelques heures, ce qui me prenait parfois plusieurs jours (je vous JURE que je n'exagère pas) à faire "à la main", avec des ciseaux et de la colle.
Ça, et marginalement, les méthodes de "management" (ah, ça y est, je sens le goût du vomi dans le fond de la bouche), qui ont permis de "motiver" l'employé restant à se taper le boulot de 3 (4,5… 10 personnes) pour le même salaire…
Un mot magique était né : les gains de PRODUCTIVITÉ.
On estime (c'est une estimation), qu'en France, un salarié de 2010 est DIX FOIS plus productif que son homologue des années 50.
Ça ne veut pas dire qu'il est plus intelligent, ou qu'il bosse mieux, hein.
Ça veut juste dire qu'on peut le rincer 10 fois plus que son grand-père.
Il rapporte à la Société dix fois plus que pépé.
Résultat des courses, il est malhonnête de mettre en rapport "un actif pour un retraité" de 1950 avec le "un actif pour quatre retraités" de 2010, parce que l'actif de 2010 est de fait plus productif (génère plus de valeur ajoutée) que son aïeul.
Je pars bien sûr du principe que ces gains de productivité ont profité à la collectivité.
Il y aurait bien une autre explication, mais ce serait vraiment trop-z-horrible, si en fait, ils avaient juste été accaparés par une petite clique dont le niveau de vie n'a pas cessé d'augmenter, alors que celui de la population baisse continuellement depuis les années 70.
Ce serait affreux, ne n'ose y penser. Vite, allumons la télé pour nous changer les idées.
Par ailleurs, et c'est peut-être le fond du fond du fond, parler de tout ça, c'est accepter d'emblée que le système de cotisation par caisses de redistribution n'est pas la meilleure solution. Moi je dis, ça se discute. On arrivera peut-être à la conclusion que non, décidément, les gens préfèrent ne pas être "taxés" et dire au revoir à la Sécu, aux retraites, et qu'ils préfèrent cotiser à des assurances privées.
En ce qui me concerne, le choix est fait : sur des sujets aussi vitaux, JAMAIS aucune confiance au secteur privé, dont le but, est rappelons-le toujours et encore, sans relâche : dégager le plus de marge pour les actionnaires, au seul bénéfice des actionnaires, au détriment s'il le faut (et il le faudra) des supposés clients.
Un rappel pour ceux qui sont économiquement challengés : Quand une boîte se pète la gueule, on commence par payer les salariés (s'il reste encore du blé dans les caisses, hein), le Trésor public, les organismes sociaux, les créanciers bénéficiant du privilège de conciliation lorsqu'une procédure collective est ouverte après cette conciliation, etc.
Il va sans dire que les fournisseurs se retrouvent avec la bite sous la bras, à poil en rase campagne.
Autrement dit, le jour où votre assureur de quartier plonge, vos "cotisations" pour vos vieux jours, vous pouvez vous les tailler en forme d'obélisque, et penser à l'Empereur qui disait en substance "du haut de cette pyramide de Ponzi, quarante annuités de perdues." (ou un truc dans le genre).
- Nico_le_Normand
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- Localisation : En haut du milieu de la Normandie du bas dans la Gauche de France
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Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
OK pour la démo, elle est assez convaincante.
Mais alors... que n'a-t-on (et Joey Starr sont dans un bateau, qui met le premier bourre-pif à l'autre) cherché à replacer ailleurs ces gens que l'ordinateur a fait partir ?
Supprimer des métier ici, si c'est pour en créer là, il n'y a pas de problèmes. C'est plus ou moins la vision de Schumpeter.
Cela dit quand d'autres savent faire mieux et pour moins cher que ce qu'on fait soi-même... il ne faut pas s'étonner - dans certains secteurs (aciers, textile, high tech) - d'un tel naufrage.
Ce n'est qu'un exemple.
Mais encore une fois, pourquoi n'y-a-t-il eu aucune possibilité de mettre ces gens, qu'on virait par trains entiers, ailleurs ?
Je n'ai pas de réponse là non plus.
Mais alors... que n'a-t-on (et Joey Starr sont dans un bateau, qui met le premier bourre-pif à l'autre) cherché à replacer ailleurs ces gens que l'ordinateur a fait partir ?
Supprimer des métier ici, si c'est pour en créer là, il n'y a pas de problèmes. C'est plus ou moins la vision de Schumpeter.
Cela dit quand d'autres savent faire mieux et pour moins cher que ce qu'on fait soi-même... il ne faut pas s'étonner - dans certains secteurs (aciers, textile, high tech) - d'un tel naufrage.
Ce n'est qu'un exemple.
Mais encore une fois, pourquoi n'y-a-t-il eu aucune possibilité de mettre ces gens, qu'on virait par trains entiers, ailleurs ?
Je n'ai pas de réponse là non plus.
Je suis l'addition de mes contradictions. Son résultat doit être proche de zéro. En clair, je ne suis pas grand chose. (Нико_ле_Норманд)
Je n'ai plus qu'à me vendre aux saints, aux martyrs et aux anges. (Jérôme Santelli)
Je n'ai plus qu'à me vendre aux saints, aux martyrs et aux anges. (Jérôme Santelli)
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Hélas.gee_love a écrit :pas mieux, analyse excellente et tellement pertinente que c'en est flippant... bin voila tu as trouvé ton métier pour barsurobe, en campagne présidentielle ! (je sais que tu vas me dire que non mais conseiller au moins hein !)
Ces derniers temps, j'étais assez enthousiasmé par le projet des Citoyens Constituants de Chouard (enfin, pas de lui ; il n'aime pas qu'on dise ça), mais une des dernières interventions de Francis Cousin sur l'auto-mouvement m'a finalement chamboulé, et je ne suis même plus très sur que la démocratie réelle et le tirage au sort ne soient autre chose que des avatars du système actuel avant son écroulement final.
Et comme on n'a pas la moindre idée de l'échéance (on sera peut-être tous morts et enterrés/incinérés avant que ça ne pète), vu que la plaisanterie peut se poursuivre en régime dégradé pendant un TRÈS LONG MOMENT encore, je ne peux même pas retenir ma respiration en attendant le feu d'artifice.
- roger-marin
- Fou furieux
- Messages : 2376
- Enregistré le : 27 mars 2014, 14:54
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Schumpeter, c'est pas le gars qui voulait payer des gugusses à creuser des trous, puis d'autres gugusses à les reboucher ? Nous v'là bien.Nico_le_Normand a écrit :OK pour la démo, elle est assez convaincante.
Mais alors... que n'a-t-on (et Joey Starr sont dans un bateau, qui met le premier bourre-pif à l'autre) cherché à replacer ailleurs ces gens que l'ordinateur a fait partir ?
Supprimer des métier ici, si c'est pour en créer là, il n'y a pas de problèmes. C'est plus ou moins la vision de Schumpeter.
Cela dit quand d'autres savent faire mieux et pour moins cher que ce qu'on fait soi-même... il ne faut pas s'étonner - dans certains secteurs (aciers, textile, high tech) - d'un tel naufrage.
Ce n'est qu'un exemple.
Mais encore une fois, pourquoi n'y-a-t-il eu aucune possibilité de mettre ces gens, qu'on virait par trains entiers, ailleurs ?
Je n'ai pas de réponse là non plus.
- berlinette39
- Fou furieux
- Messages : 2939
- Enregistré le : 20 sept. 2015, 10:38
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
la technologie fait avancer les industries mais pas l'humain 
Je passe mon temps à écouter ce que je ne devrais pas entendre
Re: [Défouloir] Le fil de vos coups de gueule !
Je ne vais pas pouvoir te répondre sur Schumpeter. Je sais qu'il est assez souvent cité, dans la dissidence, mais je suis allé jeter un œil sur wiki-wiki-pedia et ça ne m'évoque rien "immédiatement" il faudrait que je bosse, et là j'ai la flemme.Nico_le_Normand a écrit :OK pour la démo, elle est assez convaincante.
Mais alors... que n'a-t-on (et Joey Starr sont dans un bateau, qui met le premier bourre-pif à l'autre) cherché à replacer ailleurs ces gens que l'ordinateur a fait partir ?
Supprimer des métier ici, si c'est pour en créer là, il n'y a pas de problèmes. C'est plus ou moins la vision de Schumpeter.
J'ai juste un truc qui donne une piste : il est considéré (par qui ?) comme un hétérodoxe, ce qui est plutôt bon signe.
En tout cas, on ne cherche pas à remplacer les gens, puisque ça renforcerait la baisse tendancielle du taux de profit.
Il n'y a de valeur que le travail humain.
La machine ne produit aucune valeur, autre que celle qui a été mise en elle par le travail humain nécessaire à sa fabrication.
On ne peut pas 'exploiter' (durablement) une machine au-delà de ses spécifications (ça pète très vite).
On exploite le travail humain TOUT LE TEMPS au-delà de ce qui était convenu au départ. C'est la règle en entreprise.
La plus value du capital vient de l'exploitation du travail supplémentaire extorqué au travailleur.
Les emplois supprimés sont (pour partie) non remplacés. Départ en retraite anticipé, chômage, mi-temps… toutes mesures, permettant de maintenir à court terme (et à terme de plus en plus rapproché) le taux de profit.
Économie libérale mondialisée. Le rêve du capital. La mobilité des ressources (financières et humaines) et la disparition des frontières…Cela dit quand d'autres savent faire mieux et pour moins cher que ce qu'on fait soi-même... il ne faut pas s'étonner - dans certains secteurs (aciers, textile, high tech) - d'un tel naufrage.
Ce n'est qu'un exemple.
Mais encore une fois, pourquoi n'y-a-t-il eu aucune possibilité de mettre ces gens, qu'on virait par trains entiers, ailleurs ?
Je n'ai pas de réponse là non plus.
Ouvrir les frontières (ne plus taxer à l'import) à des pays dont le niveau de vie est 10 fois inférieur, est la voie royale pour un effondrement du niveau de vie. Avec comme corollaire, l'armée de réserve (je devrais dire les armées de réserve), et le terrorisme pour garder le peuple tranquille (et sous surveillance).
Donc non, il n'y avait pas de possibilité de "mettre ailleurs" ces gens-là, et surtout, ça n'a jamais été envisagé sérieusement.
La reconversion est une fumisterie. Pour la très grande majorité de la population s'entend. Ou a des niveaux de qualification très bas (qui induisent une stagnation ou plus souvent, un effondrement du niveau de vie).
Les gens de Gandrange, Uniroyal, Peugeot, en ont fait l'amère expérience… les chiffres de retour à l'emploi sont dramatiques. Et on ne parlera pas des couples séparés, de l'alcoolisme, des suicides…
Oh purée, une rechute…
Vite :

